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Qu'elle ne s'éteigne jamais

Une bougie contre le cancer que cette
flamme soit un espoir pour tous et
qu'elle ne s'éteigne jamais.



Pour Michel...

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Mes écrits

Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 06:47
Acrostiche

Adorable insecte
Rien qu'à sa vue, on exulte
Arachnide aux multiples facettes
Inévitablement, les cris elle provoque
Gourmande, elle se délecte de petits congénères
Nourrissant de facétieuses phobies
Elle virevolte dans les moindres recoins
Et elle crée, impériale, de magnifiques toiles...















Par Sancie - Publié dans : Mes écrits - Communauté : Rats des champs !
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /2009 09:14
                                     Rose

Premier regard circulaire et pas de rose
Que faire?
On cherche, on fouine, on se perd dans les coins et les recoins mais plus de rose.
Et puis, on gratouille, on explore, on forage et le rose se découvre peu à peu.
Il est là dans nos coeurs, sur les murs sales, dans les yeux des enfants.
Sur les jupes des petites filles et sur les joues des petits garçons.
Se rose perdu se redécouvre.
On le dégrade, on le mélange, on le "tartouille".
On le tripote, on l'humecte, on le respire.
Peu à peu le rose apparaît partout.
Les sourires naissent sur les bouches et le bonheur entrouvre la porte...


                       Sancie

Par Sancie - Publié dans : Mes écrits
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 21:06
Le chat

Moi, le chat, j'ouvre mes yeux, ma maman est bien belle. J'ai des petits frères et soeurs, on chahute.
Maman nous gronde, elle nous apprend à être propre et à obéir mais nous, on est coquin et on fait beaucoup de bêtises.
Il y a des humains autour de nous, ils nous donnent pas assez à manger et ils ne sont pas toujours très gentils.
J'ai un peu près trois mois quand deux hommes nous emmènent tous les quatre dans une drôle de machine, c'est une voiture, elle me fait peur.
Maman n'est pas avec nous, mais où est-elle? Nous miaulons désespérément mais elle ne vient pas.
La voiture s'arrête, les deux hommes nous prennent et nous jettent à travers une grille et ils partent sans nous.
Maman, maman, j'ai de plus en plus peur. On nous a jeté dans un foyer social, il est tard, les humains qui sont là ne peuvent rien pour nous.
Il y en a un, un grand, qui est très doux avec moi, il me garde dans ses bras, il me caresse, il me donne du lait et de quoi manger.
Je suis tremblant de peur, mais je suis un peu rassuré par les mains de l'homme. Pendant quelques heures il me remet dehors avec mes frères et soeurs, la nuit est longue, maman me manque. L'homme est à son travail, au petit matin je reste près de l'endroit où il se trouve, je le supplie du regard, il craque et il me reprend avec lui.
Samedi 27 juillet 2002, il est huit heures, l'homme monte dans une voiture et il m'emmène, je suis toujours aussi terrorisé par ce drôle d'engin. Une nouvelle fois je suis séparé de ma famille. L'homme monte des marches, c'est haut, il ouvre une porte et je suis accueilli par une femme, un petit garçon, une petite fille et un grand bébé. Je fais le tour du propriétaire, ça m'a l'air sympa ici. L'homme m'a adopté ou alors c'est plutôt moi qu'il l'a adopté.
Puis la femme s'éclipse et quelques heures plus tard elle me ramène une litière, une gamelle et de la nourriture, je suis heureux. Par contre, je suis un vrai sac à puces et j'ai un début de coryza. Ma maîtresse m'emmène au vétérinaire et elle me soigne, elle enlève mes puces avec une poudre bien désagréable. Elle me met de la pommade dans les yeux, je n'aime pas cela. Mais je les aime bien, j'aime beaucoup faire des bêtises avec le petit dernier de la famille et j'adore lécher ses assiettes de Blédichef lorsqu'il les a fini.
Je grandi tranquillement, un vrai pacha puis en octobre 2002, du haut de mes cinq mois je vois apparaître sur mon territoire, une petite boule de poils. Elle m'énerve cette petite femelle, c'est pas parce qu'elle a deux mois et qu'elle a été jeté comme un sac à puces dans une cour d'école qu'elle doit manger ma nourriture et me voler les caresses de mes maîtres. Bon, finalement je la promène partout dans ma "gueule" en la prenant par la nuque, et elle aussi je l'adopte.

... 5 ans que je suis arrivé dans cette famille, je suis heureux avec ma petite copine mais mes maîtres partent en vacances et moi j'aime pas ça même si on a une "baby-sitter" qui nous garde à domicile, ils me manquent ces grands humains. Enfin, les revoilà, mais quoi? Ils sont fous ces humains, il nous on ramené un petit chaton  et encore une femelle, c'est pas vrai, je suis promu papa chat, mais , j'étais pas volontaire pour l'adoption.
...1 an plus tard. Que se passe-t-il encore, c'est quoi tous se chamboulement? Pourquoi la maison est toute vide?
Tiens! ma maîtresse qui arrive, c'est quoi ces drôle de cages, oh non! pas encore cet engin mécanique, elle va nous abandonner?
NON!!!
On déménage, maintenant on a une maison et un jardin et je suis super heureux.
Je vous aime mes maîtres...

 
                                                                                                  
Oscar





















































Aujourd'hui cela fait 7 ans qu'Oscar est arrivé dans notre foyer pour notre plus grand bonheur.
Par Sancie - Publié dans : Mes écrits
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 08:53
                                            Elle

...C'est une fillette de huit ans, elle est déjà grande pour son âge, elle a de jolis cheveux blond que sa mère natte lorsqu'elle va à l'école et elle a des yeux d'un vert pâle. Ils sont pénétrants et ils font peur. Elle est bien sage, elle ne bouge pas, c'est étrange pour son âge. Elle a le visage d'une blancheur extrême et elle a peur comme une bête traquée. Son entourage se questionne mais ferme leur porte derrière leur petit bonheur égoïste.
Il est deux heures, dehors la nuit est très noire, son beau père sort de sa chambre et laisse derrière lui un corps flasque. La petite fille tremble, elle est transit de froid. Elle ressent une intense douleur, plus que les coups c'est son coeur qui a mal. Elle est dévorée par l'empreinte que cet homme lui laisse pour la vie.
Jusqu'à l'aube elle reste immobile, les poings serrés et les yeux grands ouverts comme si elle s'attendait à affronter un nouvel assaut, puis elle sombre dans le sommeil, un sommeil si cruel.
Elle crie mais les voisins sont sourds. Elle est marquée de coups mais sa mère est aveugle. Tellement de gens le savent mais mettent le masque de l'ignorance...
...Elle a dix-huit ans, déjà cinq fugues mais les gendarmes l'ont toujours ramenée chez son bourreau. D'ailleurs elle n'a jamais parlé, vous comprenez la peur. Cette fois elle part à jamais, elle écrit une longue lettre, une très longue lettre dans laquelle elle débite en bloc toute cette saleté qui lui sert les tripes.
Elle l'envoie à un ami de sa mère qui a toujours été très bon avec elle, très gentil, mais qui espaçait trop souvent ses visites. Il est médecin peut-être comprendra-t-il.
Et puis elle part, mais rien n'est fini. La machine est déclenchée.
Tout commence...


                                                                                                     Sancie.
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 17:58

                                    Échec

C'est un matin gris, une petite brise se lève et quelques gouttes d'eau ruissellent sur les fenêtres. L'homme se lève tout doucement, il déplie ses jambes, ses bras, il dénoue ses muscles. Il est nu, d'une nudité encombrante, il enfile un jean, et il laisse son torse, qui commence peu à peu à être marqué par le temps, au regards innocents des hasards.
Il se dirige vers la fenêtre d'un pas alerte et puis il ouvre le store sale, mais de cette saleté que l'on retrouve uniquement chez les gens pauvres. Pauvre de coeur, pauvre de tout. Il n'est pas ébloui par les rayons du soleil, ce qui aurai peut-être changé son humeur.
L'homme regarde à travers la fenêtre embuée de la pièce. On peut y voir une ruelle sombre, les murs sont barbouillés de toute la haine des gens, dans un coin, il y a une voiture brûlée qui n'a pas échappée aux flammes de la révolte. Rien n'incite l'homme à sortir mais rien ne l'incite non plus à rester.
Il est dix heures, il erre dans les rues encore endormies en ce dimanche matin. Dans les maisons plus aisées les enfants sont en fête, ils déballent leurs cadeaux au pied des sapins, c'est noël.
Le temps est extrêmement doux pour la saison, il marche tout droit, puis il vagabonde dans un parc, bien mal entretenu malheureusement. Il a froid, il tremble, il n'en peut plus de souffrir intérieurement. Il croise le regard d'une jeune femme, elle n'est pas spécialement belle, mais elle a un regard apaisant. Il la regarde, elle lui sourit, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas eu je droit à un tel sourire, une telle tendresse. Il reste là, immobile, il la fixe pendant de longues minutes, elle ne bouge pas non plus. Et puis, il poursuit sa route mais étrangement son coeur est reposé. Il rentre dans une allée de jardin parsemée de rosiers multicolores. Il connaît cet endroit par coeur, c'est celui de son enfance. Il frappe, puis rentre, il se dirige vers le salon. Il voit sa mère assise dans un coin, elle a encore le visage et le coeur bleuté et elle pleure. L'homme n'en peut plus, il étouffe, il attrape le long couteaux qui est situé près de l'ancienne commode. Il monte au premier, son père est là étendu sur son lit, la bouteille à la main, il lève le bras et le sang se met à couler, il y en a partout, sur l'oreiller, les draps, peu à peu toute la maison en est imprégnée. Il redescend l'escalier avec une longueur inexplicable, puis tel un automate, il se dirige vers la salle, prend sa mère par la main, rassemble quelques affaires et va vers la porte d'entrée. Une odeur de moisissure leur monte au nez, sa mère ferme soigneusement les lumières, la porte d'entrée à double tour et suit son fils docilement dans l'allée.
Quatre ans plus tard il est arrêté et condamné à vie pour le meurtre de son père, sa mère après avoir perdu la raison échoue dans un hôpital psychiatrique où elle mourut presque centenaire après un long, un très long silence.


                                                                                                                                                       Sancie.

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